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Etinc'elles : portrait de marraine - Stéphanie Lefebvre, GYPASS

 
 
 
 

L’édition 2025-2026 d’Etinc’Elles, le concours des collégiens pour faire découvrir l’industrie, est en cours. Cette 2e édition rassemble une centaine d’élèves, mais également 10 marraines, qui accompagnent chaque groupe. C’est grâce à elles que le projet prend vie. Nous vous proposons chaque semaine, de mettre en lumière ces professionnelles, qui donnent de leur temps pour promouvoir l’industrie.

Rencontre aujourd’hui, avec Stéphanie Lefebvre, Directrice Générale de GYPASS et marraine de l’équipe du collège Le Hurlevent au Tréport.

 

Stéphanie, qui êtes-vous ?  

Je suis Stéphanie Lefebvre, je suis directrice générale de la société Gypass. Gypass est une entreprise qui fabrique des portes de garage, des portails, des pergolas, des portes à ventaux, des portes d'entrée et des carports. Nous employons 150 salariés sur 2 sites à Envermeu.

Je suis diplômée de l’ISPP avec une spécialisation en commerce. J’ai commencé ma vie professionnelle dans l’événementiel où j’ai orchestré des campagnes de communication pour des grandes enseignes de prêt à porter et de food.

J’ai ensuite changé de secteur pour accompagner mon mari, grossiste en produit de la mer dans son entreprise, dans laquelle j’ai occupé des fonctions liées aux achats, à la télévente et à la gestion.

Après 10 ans, une fois que l'entreprise était bien structurée, j’ai rejoint l’entreprise familiale Gypass, en tant que directrice générale.

 

Pourquoi avez-vous choisi de devenir marraine de de ce concours ? 

Notre futur, ce sont les enfants de demain. Aujourd’hui, ils savent ce qu’est un supermarché, un boucher, un boulanger, un garagiste, parce qu’ils le voient tous les jours. En revanche, ils ne savent pas ce qu’est l’industrie. Par conséquent, il faut leur montrer ce que l’on fait, et les métiers que l’on peut exercer. Depuis 3 ans, j’accueille des élèves de 3e pour leur faire visiter l’entreprise et leur faire découvrir le secteur. Nos collaborateurs présentent leurs métiers, de la production aux fonction supports, les jeunes sont d’ailleurs surpris de ce qu’ils découvrent.

J’ai également accueilli un professeur principal qui voulait faire un stage afin de découvrir le secteur pour mieux accompagner ses élèves dans leur orientation à la fin de la 3e. La démarche était très intéressante et nous avons beaucoup appris de lui, de ce qu’est l’école aujourd’hui et de la manière dont on doit parler aux jeunes.

Le concours Etinc’Elles permet de toucher 10 collèges différents, 10 groupes différents. Chaque groupe va visiter l'entreprise de sa marraine. Ils explorent et en discutent ensuite avec leurs amis.

La seconde partie du concours propose aux collégiens de concevoir un objet à l’aide de Meccano® pour une expérience pratique, et d’utiliser une imprimante 3D afin de les initier aux technologies actuelles.

Dans le groupe que j’accompagne, je leur ai demandé de se comporter comme en entreprise : chacun a un poste, on ne lève plus le doigt pour parler, on apprend à s’écouter, à prendre la parole au bon moment. Tout s’est structuré naturellement, j’ai une super équipe !

 

Qu’est-ce que cette expérience de marraine vous apporte personnellement ?  

C'est une belle expérience qui nous permet de nous connecter aux jeunes d’aujourd’hui. Contrairement à ce que l’on peut entendre dans les médias, il y a aussi des jeunes qui sont hyper motivés, qui ont envie de découvrir des choses, de découvrir le monde dans lequel ils vivent au niveau professionnel.

 

Pourquoi est-il important d’encourager les filles à s’intéresser à l’industrie ?  

Dans la vie de tous les jours, nous avons besoin de parité. Dans l’industrie aussi. Aujourd’hui, nos clients particuliers accordent beaucoup d’importance au soin des produit. Les femmes dans l’industrie apportent cet autre regard, qui va au-delà du fonctionnel. On va prêter plus d’attention aux détails, à l’esthétique, pour proposer un produit qui n’est pas que fonctionnel, qui est aussi beau et bien fini et qui répond entièrement à la demande de nos clients.

 

Que diriez-vous à une femme qui hésite à s’orienter dans l'industrie ?

Je lui dirai qu’elle n’hésite pas du tout. Dans l’industrie nous avons tous besoin les uns des autres. Nous avons tous besoin d’un industriel qui va fabriquer une pièce qui permettra à un industriel de produire son produit. C’est un cercle vertueux. Nous sommes très soudés les uns les autres et la femme est respecté. Comme tous les métiers nous faisons notre place par nos compétences.

Que diriez-vous à une femme qui hésite à devenir marraine du concours Etinc’Elles ?

C'est un passage de ma vie où je redécouvre l'école, où je suis heureuse de redécouvrir l'école qui s'intéresse à l'avenir de ces enfants. J’ai échangé avec des proviseurs et des professeurs qui ont envie, qui se donnent du mal pour que les élèves réussissent à trouver leur voie. Et ça, c'est génial !

 

Quel bilan tirez-vous de la participation de votre équipe à l’édition 2024/2025 du concours Etinc’Elles ?

La participation de l’équipe a débuté sous de très bons auspices. Les élèves se sont montrés particulièrement volontaires et impliqués. Toutefois, leur ambition initiale les a conduits à élaborer un projet trop complexe, nécessitant un niveau d’engagement et un volume de travail dépassant largement le cadre scolaire.

Ils avaient pourtant bien avancé : constitution d’un groupe mixte, choix d’un nom, premières étapes structurantes du projet. Malgré cela, ils n’ont pas pu mener l’ensemble à terme et ont dû renoncer avant la fin de l'année.

Je suis retournée les rencontrer pour souligner l’essentiel : ils ont compris les enjeux, identifié les difficultés, et l’apprentissage réside aussi dans la capacité à reconnaître quand un objectif n’est pas atteignable. L’équipe reste à mes yeux une très belle dynamique humaine.

 

Pourquoi avoir choisi de participer à nouveau au concours Etinc’Elles ?

Je suis toujours partante pour ce type de collaboration. Il est important de dire aux jeunes, en particulier aux filles, qu’elles sont tout à fait capables de travailler dans l’industrie : ce n’est pas un univers réservé aux hommes. Si on veut faire évoluer les mentalités, il faut en parler, montrer, expliquer. Etinc’Elles contribue à cela, et c’est pour moi une raison suffisante pour continuer.

 

Vous avez également accueilli une visite d’élèves dans votre entreprise. Comment cela s’est-il passé ?

La visite s’est très bien déroulée, nous avons même accueilli plus d’élèves que prévu. Nous avons passé une matinée ensemble. Pour moi, ces moments sont essentiels : l’industrie fait peur, elle souffre encore d’une image vieillissante, presque “à la Zola”. Ouvrir nos portes permet de montrer que ce n’est plus du tout le cas et qu’il existe une grande variété de métiers dont les jeunes – et les parents – n’ont pas conscience.

 

Merci Madame Lefebvre.

 

Retrouvez les portraits des autres marraines :

- Florence Giuliani (EREM)

 

 

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Pour l'organisation et l'animation de l'action Etinc'Elles :

Sophie Messelier - Responsable Emploi-Compétences et Développement RH

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Pour la réalisation des interviews et portraits des marraines :

Adélaïde Mauger - Responsable communication

Tél : 06 45 44 15 90