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Etinc'elles : portrait de marraine - Céline Cueff, HDI

 
 
 
 

L’édition 2025-2026 d’Etinc’Elles, le concours des collégiens pour faire découvrir l’industrie, est en cours. Cette 2e édition rassemble une centaine d’élèves, mais également 10 marraines, qui accompagnent chaque groupe. C’est grâce à elles que le projet prend vie. Nous vous proposons chaque semaine, de mettre en lumière ces professionnelles, qui donnent de leur temps pour promouvoir l’industrie. 

 

 

Rencontre aujourd’hui, avec Céline Cueff, Responsable Achats chez HDI (Henry Desjonquères Industries) et marraine de l’équipe du collège Le Campigny à Blangy-sur-Bresles.

 

Présentation 

 

Je suis Céline Cueff, responsable des achats du Groupe Henry Desjonqueres Industries. Issue d’une filière technique, j’ai suivi un baccalauréat puis un BTS en microtechnique au lycée Pablo Neruda. Mon parcours professionnel a débuté par une mission en intérim sur un poste lié aux achats. Grâce à cette première expérience, je me suis formée sur le terrain et ai ensuite été recrutée comme acheteuse dans l’entreprise. Il y a maintenant 23 ans, j’ai rejoint le groupe Henry Desjonqueres Industries où j’ai occupé plusieurs fonctions : achats, planification, logistique magasin… jusqu’à mon poste actuel de responsable des achats pour les cinq sociétés du groupe.

 

Pourquoi avez-vous choisi d’être marraine de ce concours ? 

 

En tant que maman, j’ai vu mes propres enfants manquer de confiance en eux et ne pas toujours savoir quelle voie suivre. J’ai donc à cœur de leur montrer — et de montrer à tous les jeunes — que l’industrie d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier.

J’aime accompagner les adolescents, car je sais combien cette période de la vie est complexe. Je veux leur faire découvrir un secteur en pleine transformation, loin des clichés. L’industrie moderne est propre, innovante, tournée vers la programmation et les nouvelles technologies. Il faut casser les stéréotypes : chacun peut y trouver sa place, fille ou garçon. Ce n’est pas une fatalité, mais un vrai choix de carrière qui demande des compétences et de la passion. Que l’on ait un CAP ou un diplôme d’ingénieur.

L’objectif est de leur donner envie, en leur faisant découvrir un univers riche, où la performance repose sur la diversité, la mixité, l’intelligence collective. L’industrie est un monde d’innovation où la nouvelle génération a un rôle essentiel à jouer.

 

Être une femme dans l’industrie, c’est quoi ? 

 

Pour moi, il n’y a pas de différence fondamentale entre un homme et une femme : ce sont les compétences qui comptent. L’industrie a besoin des deux, car c’est de leur complémentarité que naît la performance. Il est grand temps de déconstruire les préjugés. Chacun a ses qualités à apporter pour faire évoluer les entreprises.

L’industrie, c’est la base de notre pays. C’est grâce à elle que nous consommons comme nous le faisons aujourd’hui. Derrière chaque produit, il y a des cerveaux, des hommes et des femmes qui conçoivent, fabriquent, innovent. Peu importe leur genre : ce qui compte, c’est ce qu’ils apportent.

 

Pourquoi renouveler votre participation cette année ? Quelles nouveautés se dessinent pour cette nouvelle édition ?  

 

Cette année, j’ai souhaité renouveler l’expérience en mettant l’accent sur la collaboration avec le collège de Blangy et en étant davantage présente pour accompagner les élèves.

La situation est bien meilleure cette année : le projet est intégré dans le programme pédagogique, les élèves travaillent en classe entière, avec le même professeur, et cela donne une bien meilleure cohérence au travail.

Le projet en lui même reste très enrichissant. Gagner n’est pas le plus important : l’essentiel est d’aller au bout, d’accompagner les élèves dans la construction de leur présentation, dans la préparation de leur oral, et de les aider à prendre confiance. Ils sont jeunes, pas toujours à l’aise à l’oral, et c’est précisément cet accompagnement là que je recherchais cette année.

Cette année, le professeur travaille en collaboration avec un enseignant du collège Saint Nicolas-d’Aliermont. Ils ont construit un véritable projet pédagogique : la classe est divisée en cinq groupes, chacun menant son propre projet. Un concours interne entre les collèges est même organisé ; le groupe gagnant ira présenter son travail au concours Étinc’elles. Ce petit challenge interne motive les élèves, qui aiment naturellement la compétition.

Je pense que cela les stimule : ils aiment gagner, comme tous les adolescents. Celui qui remportera le concours interne sera sans doute encore plus motivé pour représenter son groupe lors de la finale d’Étinc’elles. Notre rôle est de les accompagner au mieux vers la réussite, même si, finalement, ce qui compte vraiment, c’est de participer.

 

Merci Madame Cueff !

 

Retrouvez les interviews des autres marraines Etinc'elles :

- Florence Giuliani (EREM)

- Stéphanie Lefebvre (GYPASS)

 

 

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