Est-ce que vous pouvez vous présenter, votre parcours ?
En terminale, j'étais en section économique et sociale, sans projet professionnel précis. Je savais que j'aimais les sciences sociales, l'économie, la science politique… tout ce qui permet de réfléchir sur le monde. J'ai passé le concours de Sciences Po, j'y suis entrée, et à la fin de mes études, je ne savais toujours pas exactement ce que je voulais faire. Mais j'avais acquis quelque chose d'essentiel : une ouverture d'esprit, une capacité à structurer la pensée, une culture du travail.
Mon premier poste était sur un site de prestation de services. J'y suis allée presque à reculons, pour un poste d'assistante RH qui ne m'enthousiasmait pas. Mais j'y ai rencontré un manager de transition, un homme d'une soixantaine d'années, qui m'a dit directement : "Je veux travailler avec vous." Il y avait une situation de crise sur le site, il a complètement réadapté le poste, et on a formé un binôme très efficace. Il m'a beaucoup transmis. Quand il est parti, j'ai pris sa suite en tant que RRH. C'était très formateur, très technique, mais assez limité en termes de projets et de développement. J'y ai appris les bases solides du métier.
Ensuite, j'ai rejoint un grand groupe agroalimentaire, où j'ai progressivement pris des responsabilités managériales jusqu'à devenir HR BP sur une business unit, avec une équipe à manager. J'y suis restée plusieurs années.
J'ai ensuite travaillé dans le secteur bancaire, avec une équipe de dix personnes, responsable emploi et carrières pour 1700 salariés. J'y ai découvert un nouvel environnement, j'y ai passé quatre belles années, mais je me suis rendu compte que la taille de la structure ne me convenait pas. À 1700 personnes dispersées sur tout le territoire, il m'était difficile d'avoir un impact concret et direct.
A quel moment vous vous êtes tournée vers l'industrie ?
J'ai alors tenté l'aventure à mon compte, pour faire de la formation RH. Mais être seule chez moi, très peu pour moi. Au bout de quelques mois, j'ai su que ce n'était pas pour moi. Et c'est comme ça que je suis tombée sur l'offre de John Crane.
Je ne connaissais pas du tout l'industrie, absolument pas. Mais j'y avais toujours été attirée sans savoir exactement pourquoi. Ça fait maintenant presque trois ans que je suis ici, et j'adore ce milieu. C'est exigeant, c'est peuplé de passionnés, et l'organisation me correspond : une structure matricielle assumée, un comité de direction solide et soudé, une vraie proximité avec les salariés, et la possibilité de faire avancer les choses concrètement.